Fenaison

0
  • La fenaison fait changer un fourrage vert, périssable, en un produit qui peut être facilement transporté sans danger d’altération, tout en maintenant les pertes en matière sèche et éléments nutritifs à un minimum. Cela implique la réduction de son taux d’humidité de 70-90 % à 15-20 % ou moins. La technologie du fanage va permettre une stabilisation de la teneur du végétal en éléments nutritifs à des fins de stockage.
    La technique de fenaison se fait en deux étapes :
    1. la fauche qui consiste à couper le végétal ;
    2. le fanage pendant lequel le fourrage est mis à sécher.
    La Fauche : le choix de cette période de fauche est important dans la mesure où il détermine en partie la qualité du foin et le succès de l’opération. Dans la zone sylvo-pastorale, cette période s’étend de mi-septembre à début octobre. Il doit être recherché le maximum de valeur nutritive et le maximum de biomasse.
    Le Fanage : le fanage consiste au séchage du foin au champ. Le retournement lors du fanage permet un séchage régulier de l’herbe fauchée, et en même temps il aide à dissiper la chaleur et à réduire le danger de développement de moisissures et de la fermentation.
    Pour éviter une réhumectation, par l’eau du sol ou par la rosée, il est donc souhaitable de faire des tas très gros en fin de fanage ou de transporter le foin ailleurs dès qu’il est suffisamment sec. Dès que le fourrage est suffisamment sec, l’éleveur doit procéder à son ramassage en vue de son conditionnement (mise en meules ou en bottes) et son stockage dans un endroit approprié. Le ramassage peut se faire à l’aide de râteaux ou de fourches.
    La date de préparation du terrain devra donc être suivie immédiatement par celle de coupe d’autant plus qu’il n’est pas possible de prévoir la biomasse d’un site auparavant.
    Pour une bonne conservation du fourrage, il doit être mis en botte avant son stockage. Cette opération facilite les manipulations et réduit les pertes lors du transport et de l’affouragement des animaux. Cependant cette technique de mise en botte nécessite un matériel de bottelage.
    Le foin suffisamment sec doit être conservé dans un endroit adéquat c’est-à-dire à l’abri de l’eau de pluies, des insectes (termites surtout), des rongeurs et des risques d’incendies. La meule ne doit donc pas être construite à même le sol, mais sur un plancher soutenu par des pieux de manière qu’elle soit séparée du sol par un espace (d’au moins 30 à 50 cm de haut).
  • Disponibiliser un fourrage de qualité pour l’alimentation du bétail en saison sèche
    Réduire les pertes de fourrage provoquées par les feux de brousse
  • L’alimentation du bétail en saison sèche devient de plus en plus difficile pour les éleveurs. Les fourrages ont en fin de saison des pluies une valeur nutritive relativement intéressante qui va cependant diminuer, particulièrement dans les premiers mois de la saison sèche.
  • La pratique permet de promouvoir la stabulation des animaux et d’éviter leur divagation qui est une menace aux activités de reboisement et à la régénération naturelle des plantes
    La fauche de la biomasse herbacée limite l’ampleur des feux tardifs et leur capacité de nuisance à l’environnement (production de fumée,destruction des jeunes plants et des micro-organismes telluriques, etc)
  • La date de préparation du terrain devra donc être suivie immédiatement par celle de la fauche d’autant plus qu’il n’est pas possible de prévoir la biomasse d’un site auparavant. Respecter la période indiquée de fauche pour optimiser la qualité et la quantité de la biomasse herbacée.
  • La pratique de fanage permet de limiter les feux de brousse et la perte de la biodiversité et d’obtenir un fourrage de valeur nutritive stable et relativement satisfaisante qui permet d’améliorer la qualité du bétail. La disponibilité du fourrage permet de réduire les pertes d’animaux en période de saison sèche.
    Même sans disposer de bétail, cette pratique peut générer des revenus substantiels au promoteur, à travers la vente du fourrage.
  • La disponibilité en quantité suffisante d’une biomasse herbacée appétée par le bétail
    La lutte contre les feux de brousse : il est important de faire un choix judicieux des zones de fauche, en créant des bandes d’arrêt de ces feux
    Les abords des points d’eau, notamment les forages, du fait de la quantité d’herbe très souvent élevée avec une forte teneur en azote, peuvent aussi être recommandés

En téléchargement
Bonnes pratiques d’ordre organisationnel en matière de gestion durable des terres – Fenaison

 

Partager.

A propos de l'auteur