Jardins polyvalents villageois au sein de la Grande Muraille Verte

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  • Les jardins dits « polyvalents », en tant que réceptacles et lieux de concentration de presque toutes les activités domestiques ou rurales des populations partenaires, sont une démarche pertinente, catalytique et tout à fait cohérente avec le projet de la Grande Muraille Verte (GMV).
    Il s’agit d’une concentration maîtrisée d’un certain nombre d’activités,parfois dans le quotidien des populations, parfois dormantes, parfois nouvelles, mais qui s’appuient sur les ressources et la dynamique locale et de proximité, aptes à créer les conditions d’une certaine autonomie pour des services liés par exemple à l’alimentation.
    Des activités de maraîchage et de production fruitière sont développées avec la mise en place du dispositif d’arrosage par goutte à goutte, alimenté à partir des excédents de forages. Ces jardins polyvalents impliquent la mise à disposition de terres d’exploitation sécurisées, par les responsables des communes.
  • Apporter une contribution significative pour relever les défis de l’avancée du désert, de la mise en valeur intégrée des zones dégradées et de la lutte contre la pauvreté sous toutes ses formes.

    Description de l’environnement humain / genre (nature des agriculteurs appliquant la bonne pratique)
    Aujourd’hui, ces jardins polyvalents villageois sont au nombre de huit couvrant 47 ha et regroupant près de 900 femmes qui interviennent par rotation pour la production des différentes spéculations maraîchères et fruitières ; ceci permet à chacune d’elles de disposer de plus de temps et de développer d’autres activités connexes.
    Ces Groupements de promotion féminines (GPF) ou Groupements d’intérêt économique (GIE) de jeunes bénéficiaires de ces investissements structurants ont une reconnaissance juridique et disposent de comptes bancaires.

  • Les impacts positifs, attendus de l’édification de la Grande Muraille Verte pour combattre la diminution de la biodiversité, la dégradation des terres, la désertification et les changements climatiques, ont de réelles chances d’aboutir, s’ils sont en phase avec au moins deux enjeux directement liés aux moyens d’existence des populations riveraines :

    satisfaction des besoins domestiques en produits forestiers ligneux et non ligneux et en produits maraîchers ;
    accroissement des revenus des ménages à travers la promotion d’activités génératrices de bénéfices durables et l’installation d’infrastructures socio-économiques de base ;
    réduction de l’extension des superficies des terres de culture pour la satisfaction des besoins.

  • Augmentation des revenus et du pouvoir d’achat des bénéficiaires en particulier les femmes
    Apparition d’un nouveau leadership féminin et mise en place d’une politique locale de microcrédit
    Mise en place d’un crédit revolving, offrant l’opportunité de diversification des activités (petit commerce, élevage de case,…)
    Changement qualitatif du régime alimentaire des populations et renforcement de la sécurité alimentaire dans la zone
    Satisfaction des besoins domestiques en produits forestiers ligneux et non ligneux et en produits maraîchers
    Augmentation des réserves fourragères des parcelles reboisées ouvertes à la récolte
    Limitation de la transhumance de certaines familles et scolarisation plus soutenue des enfants
    Consultations gratuites et distribution de médicaments aux populations de la zone GMV grâce au partenariat UCAD-Observatoire Homme Milieu (OHM)
    La main-d’oeuvre locale recrutée pendant les campagnes est rémunérée à hauteur de 54 795 FCFA par mois et permet aux élèves et étudiants ressortissants de prendre en charge leurs frais de scolarité et leurs fournitures scolaires et même d’appuyer leurs parents.
    Les autres dimensions perceptibles concernent l’inversion du phénomène de l’exode, l’intérêt pour l’alphabétisation, sans compter les dons en nature qu’apportent certains partenaires actifs sur les lieux durant les opérations (PAM).
  • Manque d’eau
  • Avoir des forages supplémentaires

En téléchargement
Bonnes pratiques de foresterie et d’agroforesterie : Jardins polyvalents villageois au sein de la Grande Muraille Verte

 

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