Meule casamançaise

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  • La meule casamançaise est pourvue d’une cheminée constituée de trois fûts. La cheminée permet un tirage inverse, c’est-à-dire que les gaz chauds s’échappent à travers la meule, circulent dans la charge du bois, la préchauffent et la déshydratent (phase de déshydratation). Ce phénomène permet une autorégulation et par conséquent l’activité du foyer est diminuée.
    Les gaz redescendent ensuite au bas de la meule pour sortir par la cheminée ; c’est à partir de ce moment que les sous-produits riches en charbon recombinent avec le charbon (teneur en charbon fixe de 80 à 90 %).
    Les étapes nécessaires pour la construction de la meule casamançaise sont :

    niveler l’emplacement où la meule sera montée ;
    -matérialiser le rayon de la meule qui est déterminé en fonction du volume de bois à enfourner en tenant compte de la nature du bois, de sa forme et de la quotité entre les différentes quantités des diamètres de bois ;
    -construire la base de la meule avec des rondins de 8 à 12 cm de diamètre qui permettent la circulation de l’air ;
    -construire le plancher avec une couche de petits bois diffus transversalement. Le plancher va supporter tout le bois de la meule ;
    charger la meule avec plusieurs couches de bois depuis le centre vers l’extérieur tout en laissant un point central d’allumage. Les différentes couches de bois sont mises en place en fonction du diamètre du bois dont on dispose ; couches de petits bois, puis de bois moyen et de gros bois ainsi de suite. Le bois est entassé de la façon la plus serrée possible et les espaces vides sont remplis par des morceaux de bois. On veille à ce que la meule garde la forme parabolique ;
    placer les gros diamètres au milieu de la meule ;
    -à la fin, habiller la meule avec une forte couche de petits bois, 5 cm d’herbes sèches et une couche de terre de 5 cm. La cheminée est placée du côté amont si le terrain est en pente, dans le but de contrer le vent.
    Les appels d’air sont aménagés à la base de la meule, tous les 2 à 3 mètres de part et d’autre de la cheminée. Les appels d’air régularisent la température à l’intérieur de la meule. Le bois est chauffé dans cette atmosphère confinée, jusqu’à sa décomposition partielle.

  • Produire du charbon de bois de qualité d’une part, et, d’autre part, des sous-produits (acides pyroligneux et goudron) dans des conditions bien maîtrisées et sécurisées.
  • Groupement de producteurs de charbons de bois.
  • Le temps de carbonisation est moins important et le rendement plus élevé que la meule traditionnelle.
  • Contrairement à des informations citées dans la littérature, les meules améliorées ont produit plus d’incuits que les meules traditionnelles
    Bien nettoyer tout autour de l’emprise de la meule pour éviter de provoquer d’éventuels feux de brousse
    Surveiller la meule pendant la période de combustion afin de pallier à toute fuite de fumée en dehors de la cheminée
  • Les rendements sur bois anhydre de toutes les meules étudiées sont supérieurs à ceux cités dans la littérature
    Le rendement des meules améliorées (37 %) est supérieur à celui des meules traditionnelles (27 %)
    Avec un stère de bois vert (en moyenne 497 kg) on obtient 102 kg de charbon du bois avec la meule Casamançaise et 74 kg avec la meule traditionnelle
    La production d’un quintal de charbon de bois nécessite environ 0,98 stère de bois vert avec la meule Casamançaise et 1,35 stère avec la meule traditionnelle
  • La dégradation des forêts est un facteur limitant pour cette pratique.
  • Associer cette pratique au reboisement

En téléchargement
Bonnes pratiques de Gestion durable des Ressources Naturelles – Meule casamançaise

 

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