Elevage amélioré de la poule et de la pintade

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HABITAT

  • Utiliser si possible des matériaux locaux, donc moins chers ;
    Utiliser un matériel le plus isolant possible ;
    Eviter du matériel transparent sur le toit, source de lumière trop vive.
  • Un bâtiment à la fois économique et rationnel ;
    De nettoyage et entretien aisés ;
    Conforme aux normes de densité d’occupation, d’ambiance climatique et d’hygiène ;
    Si possible spécifique (aux pondeuses ou aux poulets de chair, etc.) ;
    Proche d’un centre de consommation (20à25km), ou en tout cas très accessible ;
  • Le bâtiment doit être distant des habitations d’au moins 100m ;
    L’orientation doit tenir compte des vents dominants (Est-Ouest), et ainsi aussi une exposition directe aux pluies et aux rayons solaires,
    La grandeur maximale doit être de 30 x 10m, avec une hauteur minimale de 3 m et une maximale de 6, ou le fractionner s’il le faut ;
    Les murs et murets doivent être crépis et blanchis à l’intérieur, si possible à l’extérieur aussi, et ne doivent présenter aucune fissure.
  • Il doit être en terre battue si l’élevage se fait sur litière. Mais l’entretien d’une litière est très difficile et elle constitue très souvent une source d’infestation parasitaire. Du béton est donc préférable, sur une bonne assise de gravier et cailloux pour écarter tout risque d’humidité. De plus, avec un sol en béton les nettoyages et les désinfections sont plus faciles, une légère pente de 3% et un office grillagé aidant à évacuer les eaux de nettoyage.
  • Il faut suffisamment d’aération basses et hautes et si le bâtiment est très grand, il faudra ajouter des lanterneaux (faîtières) on peu aussi pour la circonstance construire un muret 0,80m à o1 m de hauteur, surmonte d un grillage ou Dun filet de pêche d’1 m à1 ,2o m, toujours de hautes.

    Du reste, quelle que soient les ouvertures, généralement sur la longueur, elles doivent être grillage ou munie de filet de pêche. Une bourrette doit pouvoir passe à traverse la port.

    La toiture est de préférence ouverte (non collée au mur) et protège par un chapeau

    Très souvent double pente de 10% et qui déborde sur la cotte de la longueur d’au moins 1,20m et 20 à 70cm sur les autre côtes.

  • Au-delà de l’aspect économique, le matériel doit être le plus isolant possible;
    Éviter aussi une transparence du toi car une lumière trop vive provoque des excitations
  • Sans ventilateur les densités suivantes sont recommandées

    Poussins et pintadeaux : 20 et 25 /m2
    Poulets de chair et pintades : 10 à 11/m2, soit 100 à 110m2/1.000 sujets
    Poulets pondeuses : 3 à 6/m2, y compris le couloir de surveillance permettant de récolter les œufs à l’intérieur du bâtiment, soit 200 m2/1.000 sujets.

  • Au- delà du bâtiment principal, les infrastructures suivantes sont nécessaires :

    Un isoloir pour les malades ;
    Un isoloir pour les mises en quarantaine des animaux étrangers ;
    Une ou plusieurs fosses destinées à stocker la litière très appréciée des maraichers ;
    Un lieu d’incinération des cadavres, débris et autres détritus ;
    Une source d’eau potable en quantité suffisante ;
    Un vaste clôture dans la mesure du possible pour isoler le bâtiment

LE MATERIEL D’ELEVAGE

Une  fois toutes les infrastructures mises en place, il faut équiper les bâtiments de tout le matériel utile à la bonne conduite de l’élevage. Les principaux sont ainsi :

  • Ceux-ci doivent être en nombre suffisant pour que les oiseaux ne se bousculent pas, adaptés à l’âge de l’animal, judicieusement répartis à l’intérieur du bâtiment, toujours propres et chargés.

    Planches de bois, tôles, boites de récupération, matière plastique, terre cuite, bouteilles, tels sont les matériaux utilisés pour confectionner ce matériel.

    S’il en existe une diversité de formes, l’on ne doit jamais perdre de vue le fait que ceux-ci doivent être conçus de manière à garder leur contenu propre et à empêcher le gaspillage.

  • C’est un dispositif pour réchauffer les poussins et les pintadeaux.

    Dans le cas des poussins, ce sera en l’absence d’une mère-poule ;
    Dans le cas des pintadeaux, le chauffage est systématique, étant donné la grande sensibilité de ceux-ci aux variations de température, alors que même une mère-poule ne saurait assurer une constance de celle-ci.
    Le dispositif le plus simple est composé de :

    Une source de chaleur : fourneau, lampe tempête, à gaz, électrique, protégée d’un grillage
    Une litière de copeaux, de coques d’arachides, de paille, etc.
    Un support en briques, bois, ou métal ;
    Une feuille de tôle sur le support, et qui diffuse la chaleur.
    La température recommandée va de 37°c pour les oiseaux d’une semaine à 31°c pour les adultes, mais c’est surtout leur comportement qui va guider la conduite à tenir

  • La longueur du jour allant de 12h à 12h 30, il s’agira de prolonger le temps d’éclairage, en plaçant dans le bâtiment des lampes à pétrole ou électriques, avant qu’il ne fasse jour, ce qui permettra d’obtenir une croissance plus rapide des oiseaux.
  • Les modèles sont variés, mais ils sont généralement faits de perches ou de latte de 5 x5 à 7 cm, espacées d’environ 35 cm les une les autres, et sur elles chaque poule a besoin de 20 à25 cm d’espace selon sa taille. Les sections rondes sont à éviter.

    Ils peuvent être disposés horizontalement sur fosse à déjection de 60 cm de profondeur, ou à 20 -25 cm au- dessus d’un plancher qui est lui-même à 1 m du sol, ou encore obliquement sous-forme d’échelle contre le mur.

    Dans tous les cas, il s’agit de satisfaire l’instinct de l’oiseau à se percher pour reposer ou dormir, pour éviter ses déjections ou l’humidité, pour se réfugier en cas de crainte.

  • Appelés nids aussi, ils sont faits de caissons, de paniers construits en banco ou en parpaings, et garnis tous de litière de paille finement hachée, graines de coton, ou encore de copeaux de bois, pour assurer un confort aux œufs pondus.

    D’une taille de 30 x35 x40 cm, il est souhaitable qu’ils soient placés en hauteur, et que leurs toits soient inclinés pour empêcher les poules de s’asseoir et de les souiller. Il y en a d’individuel, ou collectif pour 05 pondeuses.

    Servant aussi de couvoir dans le cas des œufs à couver, ils doivent être placés dans l’endroit particulier du poulailler : calmes, sombres, propres, frais.

    NB : la couveuse, matériel spécial à la couvaison, fera l’objet d’un chapitre particulier.

  • Faite de paille hachée de copeaux de bois, de sciure, de coques d’arachides, etc., elle est étendue sur le plancher du poulailler pour l’adoucir, pour empêcher un contact direct entre les déjections et le sol faciliter ainsi les nettoyages, servir d’éponge pour l’humidité du sol, etc.

    Mais de nos jours les avis des experts sont partagés sur ses vertus, en ce sens que certains pensent qu’elle constitue plutôt un nid à germes. Son application demeure donc du coup facultative.

    Sinon qu’il faut en rajouter dès qu’elle devient pulvérulente, ou quand elle se tasse, s’encroute, ou s’humidifie, et remplacer entre deux séances.

  • L’acquisition d’un certain matériel non spécifique est nécessaire. On peut citer :

    Les charrettes et brouettes et seaux pour l’eau et l’aliment ;
    Les paniers ou les caisses à œufs ;
    Les sacs ou les caisses pour emballer l’aliment ;
    Le peson pour les poids des animaux ou des aliments ;
    Les mire-œufs ;
    Les cuillères, gobelets et bouteilles pour certaines mesures ;
    Les allais et autres grattoirs ;

ALIMENTATION

  • Lorsqu’on laisse les poules (ou les pintades) trouver elles-mêmes leur nourriture, leur alimentation est insuffisante et mal équilibrée. Les conséquences de divagation sont nombreuses :

    . Risques de prédation, accident ;

    . Risques de maladies

    . Production insuffisante (viande, œuf)

    . Etc.

    Pour réussir son élevage, il faut que l’alimentation soit :

    Variée (que les différents aliments assurent la force des os, le développement des muscles, la qualité des œufs)
    Abondante (suffisante pour la croissance soit rapide et les œufs gros et nombreux)
    Equilibrée : les poussins, le poulet de chair, la pondeuse ont besoin des mêmes aliments, mais dans des proportions différentes ;
    Régulière : nourri les animaux matins, midi, et soir toujours aux même heures et cela tous les jours y compris dimanche et jour de fête.

  • Sujets de 1 à 8 semaines

    . Donner à volonté : verdure fraîche finement hachée ; termites et chenilles (carotte, choux, produits de maraîchage, herbe etc.)

    . Composer une ration à base de grains écrasés (maïs de préférence), tourteaux, déchets divers de poissons, de viande de sang si disponible.

    Proportion pour 10kg d’aliment : { grains écrasés 7kg

    { Tourteaux2 kg (arachide/coton)

    { Déchets1 kg

    . Donner dans une mangeoire spéciale un mélange minéral (sel, poudre d’os, de coquille de mollusque, Burkina phosphate (phosphate bi calcique). A noter que ce dernier est incorporé à la ration composée.

    Disposer dans une spéciale du gravier dur et non calcaire de 2 à3 mm de grosseur d’abord, puis 4 à 6 mm par suite.

    Sujets de 9 à 12 semaines

    Ration composée : pour 10kg de mélange « grains écrasés 6,5kg

    « Manioc sec écrasé 1,5kg

    « Tourteaux 1,5kg

    « Déchets viande/poisson 0,5kg

    Compléter avec verdure, termites, chenilles, mélange minéral, etc.

    Les adultes

    La croissance ralentit après 12 à 14 semaines, aussi les volailles pourraient se contenter d’aliments simples. Mais une ration composée reste toujours utile.

    Composition pour 10 kg : « grains écrasés 6 kg

    « Manioc sec écrasé 2 kg

    « Tourteau 1 kg

    « Déchets viande/poisson 1 kg

    Ajouter verdure, termites, mélange minéral, etc.

    NB : pour les pondeuses, augmenter le mélange minéral.

    Exemple de mélange : – 4 kg coquillages

    – 3,5 kg poudres d’os écrasé au pilon

    – 2 kg charbons de bois écrasé

    – 0,5 kg sel de cuisine

    Les quantités d’aliments composés selon l’âge

    Il s’agit de quantités moyennes qui varient selon les races (lourdes ou légères). L’évolution est de 5 kg/ semaine jusqu’à l’âge de 24 semaines où la moyenne obtenue est considérée comme fixe pour le reste de la vie de l’animal.

    1ère semaine d’âge : 15 g / animal /jour puis augmenter de 5 g / semaine, soit :

    2e20 g,3e25 g,…………24e = 130 g

    Ou encore : 1 kg pour 70 poussins / j/7j, puis 1 kg/20 sujets de 2 mois, et 1 kg /8-10 sujets adultes

    L’abreuvement

    Les volailles boivent 2 à 3 fois plus qu’elles ne mangent. Un bon abreuvement assure l’équilibre corporel des liquides et une efficacité de la prise alimentaire.

    1ère semaine = 30-45 ml d’eau / animal / jour

    Adulte = 260 à 480 ml d’eau / animal / jour

    Remarque : disposer d’une eau potable, des abreuvoirs propres, en nombre suffisant et de taille adaptée.

  • – Présence d’un bec très dur

    – La poule n’a pas de dents

    – La poule avale sa nourriture après l’avoir picorée avec son bec, sans la mâcher.

    – Les aliments passent successivement dans :

    . La bouche

    . L’œsophage

    . Le jabot

    . L’estomac=gésier (cailloux)

    . L’intestin : absorption des aliments

    . Cloaque : expulsion déchets

    En conclusion : l’aliment doit être adapté pour une meilleure exploitation, en face d’un transit digestif rapide en plus

En téléchargement
FICHE TECHNIQUE VOLAILLE

 

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